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Saturday, 28 March 2020

Septembre 2001


« You see the trouble with me
I’ve got a head full of fuck
I’m a basket case
I don’t think, I can love, love, love…
You see the trouble with you
Is you’re in love with me
What a strange thing to do
What a brave place to be... »

Robbie Williams – « Trouble with me »

« Tu sais, le problème avec moi
C’est que mon cerveau est totalement niqué,
Je suis un cas désespéré
Je ne pense pas pouvoir aimer…
Tu sais, le problème avec toi
C’est que tu es amoureux de moi,
Comme c’est étrange
Quel courage de vouloir t’y aventurer... »

Léo est arrivé en trombe ce matin-là, il avait le visage gris, on aurait dit qu’il avait pris dix ans en une nuit.
– Ben est mort.
Il a lâché ces trois mots et il est allé s’asseoir sans rien dire.

J’ai lâché ma souris et pris une pause pour réfléchir à ce que j’allais bien pouvoir lui dire. Une image m’est tout de suite venue à l’esprit : celle de Ben et lui sur un toit, tous les deux nus, de dos, se tenant par la taille, en train de regarder un coucher de soleil. Léo avait l’habitude de se mettre à poil chaque fois qu’il était soûl, c’était plus fort que lui, je n’ai jamais compris pourquoi.
Il m’avait avoué un jour, un peu gêné, que son côté décadent reprenait le dessus quand il buvait et que se sentant totalement désinhibé, il avait besoin de toucher les gens qu’il aimait, comme s’il était sous ecstasy.
Nous avions regardé son album photo un soir que j’avais dormi chez lui. Il avait commenté toutes les photos de ses amis, dont certains étaient déjà morts très jeunes. Évidemment, Lena n’était pas là. Évidemment il avait gratté à ma porte et avait essayé de me convaincre de dormir avec lui pendant une bonne heure. J’avais fini par céder, épuisée, trop faible pour lui résister.
Je venais de me séparer d'Igor et je n’avais pas envie de passer la nuit à argumenter avec lui, j’avais trop besoin qu’on m’aime.

– Tu veux m’en parler ?
– …
– Tu veux sortir qu’on prenne un peu l’air ?
– Non, c’est bon, je vais fondre en larmes et c’est pas le moment. Il faut que je tienne aujourd’hui, je monte à Rennes après-demain, ils l’enterrent jeudi.
– Tu y vas seul ?
– Ben oui, pourquoi ?
– Heu je sais pas, Lena ne descend pas ?
– Non, je n’ai pas de nouvelles d’elle depuis une semaine, elle est Dieu sait où en croisière et le dernier de ses soucis est bien d’aller à un enterrement.
– Léo, je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas ce qu’il faut dire dans ces moments-là. J’ose à peine imaginer ce que je pourrais ressentir si je perdais mon meilleur ami, mais je suis là pour toi.
– Je sais. Je sais. Merci.

Je me suis remise au travail, à peu près incapable d’aligner trois mots les uns après les autres, et je me suis retenue au moins dix fois de lui parler sur ICQ. Depuis deux mois qu’il avait été muté dans le sud, nos heures de conversations entre Paris et Nîmes avaient continué au même rythme, sauf que maintenant on mangeait aussi ensemble et que son bureau se tenait en face du mien. Je me demandais jusqu’à quel point ma présence ici avait pu le persuader de descendre. 
Je savais qu’il avait une copine en Suède depuis plusieurs années déjà, mais je ne pouvais pas croire qu’il me parle ainsi sans éprouver des sentiments pour moi. Après tout il était descendu de Paris pour le concert de Noir Désir, juste pour une soirée. On avait dormi chez ma mère, et avant de se coucher, dans la cuisine, je lui avais fait du thé à la menthe, et alors que nous parlions de la taille de nos mains, j’avais posé ma paume contre la sienne. Ses mains étaient immenses comparées aux miennes, mes doigts dépassaient à peine la paume de la sienne. J’avais passé la nuit à me rappeler sa présence non loin derrière moi, dans les arènes, pendant le concert. Je mourrais d’envie qu’il me prenne dans ses bras. J'avais froid, et surtout un besoin infini de le sentir contre moi, mais je n’avais pas osé bouger. Lorsque je me suis couchée, j’étais persuadée qu’il avait envie lui aussi de dormir contre moi, mais je me suis ramenée un peu durement à la réalité.
– Allez, redescends sur terre ma vieille, il doit être en train de roupiller à l’heure qu’il est, et toi tu te poses des questions insensées. C’est pathétique.

À l’heure du déjeuner, je suis partie manger avec lui, de l’autre côté du périphérique. Une fois notre repas avalé, j’ai mis nos yaourts dans mon sac, de même que deux cuillères subtilisées que je me suis promis de ramener le lendemain. Nous nous sommes réfugiés dans un parc et avons mangé nos yaourts en silence assis sur l’herbe. Il portait une chemise bleue que j’aimais bien, dont il avait remonté les manches, il faisait encore une chaleur incroyable pour un mois de septembre. Ses cheveux bruns avaient des reflets auburn au soleil, ils me donnaient envie d’y passer ma main. Je lui ai dit un jour qu’il me faisait penser à Gaston Lagaffe, et il m’a avoué plus tard que cette remarque l’avait vexé. Je me suis confondue en excuses et ai fini par plaisanter avec lui sur l’arche végétale que Gaston – Léo – et Mademoiselle Jeanne – moi – allaient installer dans le jardin exotique qui se trouvait dans le hall de nos bureaux.

– Je ne peux pas croire que c’est fini Vic, ce n’est pas possible, pas Ben. Je croyais que ça allait s’arranger. Pourquoi ses parents ne m’ont-ils pas averti qu’il allait mourir ? Ils auraient dû me prévenir. Tu te rends compte, je n’ai même pas pu lui dire au revoir, et ça, ça va me suivre toute ma vie. Je m’en veux trop, j’avais trop de choses à lui dire et maintenant c’est trop tard.
– Léo, ça ne sert à rien de culpabiliser, ce n’est pas ça qui va le ramener. Et puis il ne faut pas en vouloir à ses parents, tu sais, aussi bien ils pensaient comme toi, que ça allait s’arranger. Et puis même s’ils te l’avaient dit, qu’est-ce que tu aurais fait ? Tu lui aurais fait tes adieux en pleurant ? Tu lui as déjà dit ce qu’il avait besoin d’entendre, c’était des mots de vivants, pas ce que tu as en tête aujourd’hui.

Il s’est allongé dans l’herbe et n’a pas parlé pendant le reste de notre pause. Je n’ai pas osé rompre le silence, de peur de l’avoir vexé. L’après-midi a démarré comme toutes les autres, et je me sentais encimentée dans l’ennui, prise au piège.

Un e-mail a attiré mon attention en milieu d’après-midi. C’était un communiqué de Yahoo dans lequel on voyait l’une les tours jumelles de New York. On pouvait voir une épaisse fumée sortir d’un de ses flans. Le communiqué disait qu’il s’agissait d’un accident, qu’un avion s’était écrasé contre la tour, mais qu’on n’en savait pas plus. Ces nouvelles ne m’auraient pas plus choquée si un brouhaha n’avait commencé à envahir nos locaux, commençant à semer un vent de panique parmi mes collègues.

– C’est plus sérieux qu’on ne le pensait, apparemment ce n’est pas un accident. Un second avion s’est écrasé sur l’autre tour, et un troisième sur le Pentagone.
J’ai regardé dans ma liste de contact si Greg était connecté. Il travaillait dans nos bureaux de Los Angeles et j’étais proche de lui. Nous étions en contact régulier et discutions assez fréquemment, d’un bout de la Terre à l’autre.
– Greg, are you there ?
– Yep.
– What’s going on there ?
– I dunno. The airport is closed, the traffic around LAX has been completely closed, everyone is panicking, there’s no phone connection, we don’t know what the hell all this is about, but it is serious.
– Can’t you go home ?
– No, I don’t think this is wise, and I wouldn’t be able to make it anyway, the roads are blocked by policemen.
– And what about your kids ?
– Well, I don’t know, I just hope they’re safe.
– Let me know if you there’s anything new, OK?
– OK.
– Bye then, take care.
– Bye Victoire.

– Greg, tu es là ?
– Qu’est-ce qui se passe là ?
– Chais pas. L’aéroport est fermé, la circulation autour de l’aéroport a été complètement bloquée, tout le monde panique, les lignes téléphoniques sont coupées, on ne sait pas ce qui se passe, mais c’est sérieux.
– Tu ne peux pas rentrer chez toi ?
– Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée, et je n’y arriverais pas de toute façon, les routes sont bloquées par la police.
– Et tes enfants ?
– Eh bien, je ne sais pas, j’espère juste qu’ils vont bien.
– Tiens-moi au courant si tu en sais plus, OK ?
– OK.
– Allez, salut, prends soin de toi.
– Salut, Victoire.

Plus l’heure avançait et moins nous étions capables de nous concentrer. Des groupes s’étaient formés autour des bureaux, attendant de nouveaux communiqués, et nous lisions les derniers rapports, complètement atterrés, mais pas tout à fait conscients du drame qui était en train de se jouer sous nos yeux.
C’était certainement l’événement le plus important de nos petites vies insignifiantes. Je savais que nous allions nous souvenir à jamais de ce jour et de ce que nous faisions au moment précis où les images ont commencé à inonder nos cerveaux.

Je suis rentrée rapidement chez moi et j’ai passé la soirée devant la télé, effondrée. J’ai sangloté devant les images de l’apocalypse, me demandant dans quel monde j’avais bien pu voir le jour, les bras ballants face à l’horreur de personnes qui sautaient par les fenêtres de leurs bureaux, m’imaginant les dernières paroles des sacrifiés avant que l’avion ne s’écrase contre une des tours.

Le téléphone a sonné aux alentours de 22 heures.
– Allô ?
Un reniflement a été la seule réponse que j’ai obtenue.
– Léo, c’est toi ?
– Oui.
– Ça va ?
– Non.
– Qu’est-ce que tu fais ?
– Rien, je sais pas, c’est la fin du monde, Ben est mort, c’est irréel. J’ai l’impression d’être dans un cauchemar, le ciel m’est tombé sur la tête et je ne sais pas ce qui va m’arriver de plus là.
– Tu veux que je vienne ?
– Non, c’est bon.
– Ça va aller ?
– Oui t’inquiète, honnêtement qu’est-ce qu’il peut m’arriver de pire aujourd’hui ?

Il avait un ton cynique, et ça, c’était tout sauf lui.
– T’es pas drôle.
– Non c’est clair, je ne remporterais pas un concours de clown ce soir. Bon allez, je te laisse. Dors bien.
– Bye, Léo, fais attention à toi.

Je me suis endormie devant la télé ce soir-là, et j’ai ouvert les yeux vers 3 heures du matin. Toutes les lumières de la cour intérieure étaient éteintes sauf une qui a attiré mon attention. On pouvait voir dans une chambre, la porte-miroir d’un placard devant laquelle se tortillait le corps d’un homme nu qui semblait faire la danse du ventre, son sexe virevoltant dans tous les sens.
Je suis restée quelques instants fascinée et amusée par ce spectacle nocturne, me demandant ce que pouvait bien faire cet homme à une heure si tardive et ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour entamer une danse endiablée. Je me demandais si d’autres personnes m’observaient aussi chez moi, si je pouvais en arriver à faire des choses aussi absurdes. Bien sûr, je n’ai pas trouvé la réponse.

Léo ne m’a pas parlé de la journée le lendemain. Je suis passée et repassée devant son bureau, mais il n’a pas levé la tête. La fin de la journée arrivant, je lui ai demandé s’il voulait qu’on mange ensemble et il a accepté. Je l’ai emmené dans un restaurant africain où il a semblé oublier un peu qu’il devait partir le lendemain pour enterrer son meilleur ami. Il m’a dit qu’il voulait qu’on joue Hallelujah de Jeff Buckley pour la cérémonie. J’ai attendu avec impatience la fin du repas que le serveur vienne lui proposer un verre de Petit Cri, un cocktail tellement pimenté qu’il vous coupe la respiration pendant quelques instants. Il a attrapé un hoquet terrible, et j’ai éclaté de rire en voyant ses grands yeux plissés en larmes. C’est l’image qui m’est restée de lui et qui ne me quittera jamais, riant au pire moment de sa vie, plus fort que tout ce qui pouvait lui arriver de terrible dans la vie, plein d’amour. Moi, je n’avais pas cette capacité.

Alors que je le raccompagnais, il m’a demandé de m’arrêter un instant.
– Vic, je ne vais pas pouvoir rentrer chez moi, je peux venir dormir chez toi ?
– Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée…
– Je dormirai sur ton canapé c’est promis. Je ne veux pas rester seul cette nuit.
J’ai cédé, sachant pertinemment que je n’aurais jamais dû. Il finissait toujours serré contre moi.
Je dormais quand il a ouvert la porte, mais il ne s’est pas couché tout de suite à mes côtés. Il s’est mis au pied de mon lit et a posé la tête sur les draps. Je me suis penchée et j’ai commencé à lui caresser la tête comme avec un enfant, et il s’est avancé petit à petit, pour finir blotti contre moi, sans dire un mot. Ses cheveux étaient incroyablement doux, comme ceux d’une femme, et je ne pouvais plus m’arrêter de les caresser. Nous avons passé la nuit enlacés, habillés, incapables de dormir, sachant que nous ne pourrions plus jamais nous regarder de la même façon.
Je me suis endormie au petit matin et j’ai fait un rêve étrange. J’étais en train de me noyer dans une mer bordée de rochers, et Léo me tendait la main et parvenait à me sauver. Il m’emmenait ensuite dans une voiture blanche et le rêve s’arrêtait là. 
Sigmund Freud y aurait vu un symbole très clair du chevalier emmenant sa promise sur un cheval blanc avant de l’épouser et lui faire une demi-douzaine de bambins. Seulement là, le cheval blanc, c’était une Yaris, le Prince, Gaston Lagaffe, et la princesse, Mademoiselle Jeanne.

C’est à ce moment-là que j’aurais dû choisir de le suivre, mais je ne l’ai pas fait. Je ne suis pas arrivée à me décider, je n’y croyais pas, quelque chose me retenait sans que je sache exactement quoi. Peut-être avais-je tout simplement peur du bonheur ? Il m’a attendue longtemps, appelée souvent, mais je l’ai ignoré, jusqu’au jour où Lena est venue s’installer chez lui.
C’est bien évidemment ce jour-là que j’ai compris que j’avais fait une connerie. Une énorme connerie.
Il n’est pas rentré manger avec elle le jour de son arrivée, il est resté avec moi, dans l’herbe du parc, à me regarder sans rien dire.

– Choisis-moi Léo, choisis-moi.
– C’est maintenant que tu me dis ça ? Maintenant que Lena vit avec moi ?
– J’ai fait une erreur, pardonne-moi, dis-lui que tu m’aimes.

Nous sommes rentrés travailler une fois de plus en silence, mais avant de partir, il m’a tendu une feuille de papier sur laquelle il m’avait écrit « Je t’aime, attends-moi ». Je suis rentrée chez moi dépitée, incapable de penser normalement et je me suis allongée sur le canapé en attendant que le lendemain arrive, sa lettre dans la main.

Quand je suis arrivée au bureau, Léo n’avait visiblement pas dormi de la nuit.
– Je lui ai tout dit.
– Et ?
– Et alors il ne s’est pas passé exactement ce que j’espérais. Je pensais qu’elle voudrait partir, mais elle reste. Elle veut que je lui donne une dernière chance. Je lui ai dit non, je lui ai dit que je t’aimais, mais elle n’a rien voulu savoir. Elle reste. Je ne suis pas assez fort pour lui dire de partir, je ne peux pas choisir maintenant, j’en suis incapable. Je n’en ai plus la force.
Je n’ai rien répondu. J’ai essayé de m’imaginer ce que j’aurais bien pu faire à sa place à elle. Je crois que je serais partie, j’aurais eu trop de fierté pour rester avec un homme qui en aimait une autre. Mais elle est restée. Je n’étais pas elle et je n’avais surtout aucune envie de me battre pour un homme. Pour moi, l’amour était forcément plus simple, plus évident. Si les choses s’acharnaient contre nous, c’est que je devais les laisser faire et partir.
En rentrant chez moi ce soir-là, je me suis regardée dans le miroir de l’ascenseur pendant un long moment, et j’ai décidé de l’appeler.

– C’est trop tard Léo, je ne t’attendrai pas. Tu vas rester avec elle, car tu n’arriveras pas à la quitter, mais tu vas continuer à m’aimer, tu ne m’oublieras jamais. Quant à nous… Je me dis que tu seras peut-être mon dernier mari et qu’on vieillira ensemble, incapables de faire l’amour parce qu’on sera trop vieux et passant nos journées dans le jardin potager, à regarder nos légumes pousser…
Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre, j’ai raccroché tout de suite.

Je me suis levée et j’ai regardé par la fenêtre. Le voisin qui dansait tout nu quelques nuits plus tôt était en train de fumer une cigarette sur son balcon. J’ai souri, allumé une cigarette à mon tour, et j’ai regardé la fumée former des volutes vers le ciel en imaginant ce qu’allait bien pouvoir être ma vie à compter de ce jour.

Monday, 2 March 2020

Springtime is coming and so are flashy colours


Springtime is coming, so when I went to visit my grandma and my aunt with my daughters in the countryside, I was delighted to try my new green leaf pattern dress. I found it at Intersport (it’s part of the new collection) and the Firefly brand is gorgeous and not pricy at all! I am planning on wearing it as a tunic in the spring and as a dress in the summer. It’s really good value for money and I think I could have easily spent 4 times this price on a similar item by a more famous brand. I just love it and I can’t wait to wear it nearly full-time (I’m the type of person who’s able to wash a beloved item in the evening so I can wear it again the following day. Yeah, I’m definitely obsessive 🙄).

Le printemps arrive, et lorsque je suis allée rendre visite à ma grand-mère et à ma tante avec mes filles dans l'arrière-pays gardois, j'ai eu le bonheur de mettre ma nouvelle robe dotée de motifs à feuilles vertes. J'ai trouvé cette perle chez Intersport (elle fait partie de la nouvelle collection) et la marque Firefly est magnifique et peu onéreuse. J'ai l'intention de la porter en tant que tunique au printemps et en tant que robe l'été. C'est vraiment un bon rapport qualité-prix et je pense que j'aurais facilement pu dépenser 4 fois plus sur un article du même genre de marque plus connue. Je l'adore et j'ai trop hâte de la porter quasi à plein temps (je suis le genre de personne qui est capable de laver un article qu'elle aime le soir afin de pouvoir le porter le lendemain. Oui, je suis monomaniaque 🙄).

Firefly dress : €25 (Intersport) – Molly LTB jeans€56 (Sarenza) – Sneakers: Stan Smith – €65 (Courir)
Robe Firefly 25 € (Intersport) – Jean Molly LTB 56 € (Sarenza) – Baskets: Stan Smith  65 € (Courir)

Happy Feet wearing sneakers (my grandma does wear sneakers but she’s too old to walk, so there were only 4 pairs of feet outside):
Happy Feet la famille baskets (ma grand-mère en porte aussi, mais elle est trop âgée pour marcher, donc il n'y avait que 4 paires de pieds dehors) :
The Twins: Sarenza Adidas Superstar: €60 / Decathlon Newfeel: €25 – My aunt: Black and Tartan Sneakers (unknown brand) – Myself: Courir Stan Smith: € 65
Les Twins : Adidas Superstar Sarenza : 60 € / Decathlon Newfeel : 25 € – Ma tante : baskets noires et tartan (marque inconnue) – Moi : Stan Smith : 65 €

As a bonus, here are a few pictures I took in February. Springtime and autumn are my favourite seasons, because I love their colours…
En bonus, je vous fais profiter de quelques photos que j'ai prises au mois de février. Le printemps et l'automne sont mes saisons préférées, car j'adore leurs couleurs...

Fontaine de Vaucluse resurgence river near Avignon
Rivière de la résurgence de Fontaine de Vaucluse près d'Avignon

Fontaine de Vaucluse Resurgence
Résurgence de Fontaine de Vaucluse

Fontaine de Vaucluse resurgence river
Rivière de la résurgence de Fontaine de Vaucluse

Gorgeous flowering mimosa in the suburbs of Montpellier
Magnifique mimosa en fleur en périphérie de Montpellier

Beautiful blue sky I can enjoy from my balcony/our bedrooms (you have every right to hate me 😶)
Magnifique ciel bleu que je peux admirer de ma terrasse/nos chambres (vous avez le droit de me détester 😶)

Pink sunset on Place de la Comédie in Montpellier
Coucher de soleil rose sur la place de la Comédie à Montpellier

Let's talk about flowers and plants!

  After 2 years in my new flat, I decided it was high time to decorate my spacious and sunny terrace. I recently invested in a flew pla...